Zodiaques sidéral et tropique, précession des équinoxes et ères astrologiques

Temps de lecture : 10 minutes

Zodiaque sidéral et tropique, précession des équinoxes et ères astrologiques

Edit du 08/06/2026

Cet article a fait l’objet d’une mise à jour disponible sur ce lien, il est donc obsolète. Je le laisse néanmoins accessible.

Introduction

Cet article fait suite à une story que j’ai vu passer sur les réseaux sociaux à propos du passage de Pluton en Verseau. Soi-disant, Pluton entre dans le Verseau en novembre 2024 alors qu’il ne passe pas du tout en Verseau bien que les astrologues tropicalistes le disent. Dans le vrai zodiaque sidéral, Pluton est entré depuis un moment dans la constellation du Capricorne.

Je vais donc dans cet article tenter de faire un historique sur leurs utilisations sans raconter de bêtises. Néanmoins, j’ai compris en préparant et en corrigeant cet article que je suis loin de connaître toutes les sources disponibles sur le sujet, je fais donc avec les informations dont je dispose.

Les sources que j’ai utilisées pour cet article sont :

Je tiens à remercier Kevin Lagrange pour les éléments qu’il m’a donnés afin de peaufiner cet article venant des livres suivants :

Et je remercie également Emmanuel Le Bihan et Fabienne Proz pour les éléments qu’ils m’ont donnés. Merci également à Jpaul Gardey qui m’a donné l’information selon laquelle le début de l’ère des Poissons collerait plutôt avec l’imposition du christianisme dans tout l’Occident qu’avec la naissance de J-C qui est 300 ans plus tôt et ça fait un peu loin tout de même.

L’article a eu droit à une refonte très importante en mai 2026.

 

La réalité sidérale du zodiaque

L’astrologie est basée sur les constellations. A l’origine de l’astrologie, les grecs, babyloniens, égyptiens, indiens et mésopotamiens regardaient le ciel et se servaient des constellations et des étoiles pour se repérer. Ce système est celui qui est toujours utilisé en Asie aujourd’hui avec l’astrologie indienne (ou Jyotish) et l’astrologie chinoise (Ba-Zi). Il existe donc un lien très important entre l’astrologie et l’astronomie qui sont des sciences soeurs et l’importance des étoiles fixes est évidente. Le passage de la Lune et du Soleil devant les différentes constellations servait de repère et c’est toujours le cas aujourd’hui. Ensuite sont venues s’ajouter les cinq planètes en fond qui sont Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Ca a duré pendant des milliers d’années. Les signes astrologiques constitués à partir des constellations étaient associées aux saisons. Comme le relate Denis Labouré dans le livre Les origines de l’astrologie, la saison du Verseau (verse-eau) était la saison de la crue du Nil en Egypte.

 

Le découpage originel du zodiaque est lié aux constellations

À l’origine en Occident, le zodiaque avec les douze signes astrologiques que l’on connaît aujourd’hui est un simple regroupement d’étoiles et de constellations. Il a donc une origine sidérale. Ce sont les Babyloniens qui l’ont découpé selon leurs observations astronomiques entre -2000 et -1000 av J-C. Il était à l’origine découpé en 18 différentes constellations qui marquaient le passage de la Lune.

Les indiens, eux, ont désigné depuis la période entre les VIIIe et Xᵉ siècles avant notre ère 28 regroupements d’étoiles qu’ils ont appelées nakshatras ou en français demeures lunaires pour repérer le passage de la Lune. Elles étaient à l’origine reliées à 28 étoiles fixes. Elles ont ensuite été réduites à 27. On les utilise toujours aujourd’hui en astrologie indienne.

Environ au Vᵉ siècle avant J-C, les Babyloniens ont fait leur découpage final du zodiaque en 12 constellations qui marquaient le passage annuel du Soleil. Les tailles des signes n’étaient pas égales et ont finalement été mises à l’égalité pour correspondre aux douze mois de l’année et au calendrier solaire.

 

 

Changer de zodiaque implique quelques difficultés d’adaptation

J’ai très souvent les mêmes réponses dès que je parle de l’astrologie sidérale à des personnes habituées au zodiaque tropique du type : Oui, mais mon ascendant change en zodiaque sidéral du coup, je suis largué ou encore: moi les placements en tropique me parlent mieux. Oui, oh mon Dieu, ton ascendant va changer de signe, c’est une catastrophe! Et en plus, de nombreuses planètes vont changer de maisons, c’est une deuxième catastrophe!

Ça va être l’occasion de dire ce que je dis fréquemment aux gens qui veulent aborder l’astrologie indienne: Faites le vide dans votre tête, oubliez ce que vous connaissez de l’astrologie et de vous-même et repartez comme avec un cerveau vierge de toutes informations sur l’astrologie. Si vous cherchez sans arrêt à comparer les deux, vous perdez votre temps. Ou dans un langage plus spirituel : Faites taire votre mental et ouvrez votre esprit.

 

Les différents zodiaques sidéraux

Il existe aujourd’hui deux zodiaques sidéraux selon Wikipédia:

  • Le zodiaque sidéral classique astrologique découpé en 12 signes de 30° et utilisé par une grande majorité d’astrologues.
  • Le zodiaque astronomique qui tient compte de la taille de chaque regroupement d’étoiles et de constellations qui sont à l’origine de tailles différentes.

 

La précession des équinoxes

La Terre, comme vous le savez sûrement, est inclinée de 23° environ. C’est ce qui donne les saisons. En été, la lumière et la chaleur sont maximales sur l’hémisphère nord et en hiver, c’est le contraire et c’est l’hémisphère sud qui reçoit le maximum de lumière et de chaleur. C’est en fonction de la partie de la Terre inclinée vers le Soleil. Il y a donc toujours un hémisphère de la terre qui reçoit plus de Soleil que l’autre.

Mais la Terre tourne également sur elle-même comme une toupie de façon très lente sur son inclinaison de 23°, on parle d’un cycle complet de 26000 ans environ qui correspond à douze ères astrologiques de 2160 ans. Ce qui veut dire que ce mouvement de la Terre implique un décalage progressif des constellations de 1° tous les 72 ans environ. Bien sûr, les constellations ne bougent pas, ce n’est qu’un décalage pour nous humains regardant le ciel depuis la Terre. Comme l’indique le nom lui-même de précession des équinoxes, l’équinoxe de printemps ou Point vernal, notre point de référence, recule. Donc l’astrologie sidérale, pour rester sidérale, doit tenir compte du décalage de cette précession des équinoxes, ce décalage s’appelle l’ayanamsa. N’importe quel logiciel d’astrologie sidérale vous indique l’ayanamsa d’un thème de naissance comme on peut le voir sur l’image qui suit. Le décalage indiqué sur l’ayanamsa correspond à la position du Point vernal sidéral.

 

La précession des équinoxes, selon Wikipédia, aurait été redécouverte en 130 avant J-C par l’astronome Grec Hipparque. Ses prédécesseurs, Babyloniens et Chaldéens notamment, ignoraient son existence. À la suite de cette découverte, Ptolémée, bien connu des astrologues, a théorisé un zodiaque tropique.

 

Le point vernal

Ce point, très utilisé en astrologie de l’école de Hambourg par exemple, correspond à 0° Bélier en astrologie tropique. C’est le point de départ du zodiaque tropique. Il marque le début du printemps comme indiqué précédemment. En astrologie sidérale, il correspond à 0° Bélier moins l’ayanamsa actuel, ce qui veut dire qu’actuellement (2024), avec 24,12° d’ayanamsa en Lahiri, le point vernal est environ à 5,48° des Poissons.

 

Les différents ayanamsas en astrologie sidérale

La vitesse de rotation de la terre sur son axe de 23° et le décalage induit des constellations sont une source importante de débats chez les astrologues sidéraux. Il existe au moins une bonne dizaine d’ayanamsas pour l’astrologie indienne. Heureusement, le décalage entre les différents systèmes reste relativement faible. Officiellement, le gouvernement Indien a adopté l’ayanamsa Lahiri depuis les années 1950 qui est le plus courant. Sinon, les indiens utilisent deux principales étoiles qui servent de référence pour leur zodiaque selon Wikipédia:

  • L’étoile fixe Spica qui correspond au 0° sidéral de la Balance et qui sert de référence à l’ayanamsa Lahiri.
  • L’étoile fixe Revati qui correspond à 29,50° sidéral des Poissons et sert de référence à l’ayanamsa de B.V Raman. Je déconseille celui-là, Lahiri est mieux.

 

Le faux zodiaque tropique

Ce serait donc Hipparque et Ptolémée qui seraient à l’origine de la théorisation de ce zodiaque tropique. Dans ce système, on ne se sert plus des constellations, mais on se sert du mouvement du Soleil et de sa lumière dans les différents signes astrologiques et les solstices et équinoxes servent de repères. Les changements de saisons correspondent ici aux Ingres solaires (entrée du Soleil) dans les signes cardinaux (de début de saison). Le point vernal ne bouge plus et est toujours situé à 0° Bélier, il marque le début du printemps. L’été commence à 0° Cancer, l’automne commence à 0° Balance et l’hiver commence à 0° Capricorne. Ce zodiaque est déconnecté de la réalité astronomique et les positions des planètes données ne sont que de la fantaisie. Il ne doit donc pas être comparé avec les positions sidérales et les constellations étant donné le décalage existant mentionné, l’ayanamsa.
Pour plus d’informations à ce sujet, je conseille ces trois livres de Patrice Bourriche:

 

Mettriez vous du gazole dans une voiture à essence?

Aujourd’hui, quand on découvre l’astrologie, on tombe la plupart du temps sur ce qui est le plus connu et le plus disponible, c’est-à-dire l’astrologie tropique en domification placidus. 90% des astrologues au minimum utilisent ça.

L’astrologie est consommée plutôt que d’être étudiée sérieusement, ça va avec l’époque dans laquelle on se trouve. Les gens ignorent donc que le zodiaque sidéral a quelques milliers d’années d’existence en plus que le zodiaque tropique ou que placidus est moins bien que la domification zodiacale.

Je me demande pourquoi ces deux zodiaques cohabitent. Pourquoi après que les humains se soient repérés pendant des milliers d’années avec les constellations et après qu’ils aient créé le zodiaque des douze signes à partir toujours des constellations, des illuminés nommés Hipparque et Ptolémée ont décidé de faire de l’astrologie en la déconnectant du ciel, des constellations et de l’astronomie avec le zodiaque tropique et que tout le monde a suivi? Suivre le décalage du ciel depuis la terre n’a rien de compliqué en plus. Est-ce que vous mettriez du gazole dans votre voiture à essence si un illuminé vous le recommande?

 

L’incohérence gigantesque du zodiaque tropique avec les étoiles fixes

Le pire là-dedans, c’est pour les étoiles fixes. Les astrologues qui utilisent le zodiaque tropique avec les étoiles fixes parlent d’étoiles ou de constellations qui bougent, voir qui « changent de signe ». Voyez-vous des étoiles ou des constellations bouger dans le ciel? A mon avis, la réponse est non. L’astrologie n’a du sens que du point de vue de la terre et de ce point de vue là, les étoiles et constellations ne bougent pas. Les mouvements propres des étoiles et des constellations existent mais ils sont très faibles à notre échelle et à peine perceptibles.

Certains astrologues vont jusqu’à dire que l’on peut utiliser les deux zodiaques selon les écoles, mais forcément quand il s’agit de personnes qui ont des cours ou des livres à vendre dans les deux différents zodiaques, on peut questionner leur objectivité.

 

L’utilisations des zodiaques depuis la création du faux zodiaque tropique

En Occident

Selon l’historien des sciences Otto Neugebauer, le zodiaque tropique était la norme chez les anciens astronomes grecs. On en trouve des preuves remontant jusqu’à Euctémon à la fin du Vᵉ siècle avant J.-C :
« Nous savons par Hipparque que la majorité des « anciens » mathématiciens divisaient l’écliptique sous cette forme. Cette affirmation concorde avec les sources dont nous disposons encore ; Euctémon (vers -430) a placé les quatre points cardinaux sur le « premier jour » des signes respectifs. La même norme s’applique à Callippe (vers -330) et est à la base de l’ère de Denys (début -284/3). Pour autant que nous le sachions, cette norme n’est attestée nulle part dans l’astronomie babylonienne. » (Selon le célèbre historien des sciences Otto Neugebauer, 2012, p. 600) Il y a 2000 ans, ce décalage était peu important et zodiaque sidéral et tropique étaient quasiment confondus. Il semblerait que l’utilisation du zodiaque sidéral soit attestée en Occident chez tous les astrologues du monde judéo-chrétien jusqu’au VIIIe siècle après J-C selon Wikipédia. Masha’Allah lui, a bien utilisé l’astrologie sidérale au VIIIe ou IXe siècle de notre ère. James Herschel Holden nous indique  dans Rhetorius the Egyptian Paperback que Rhetorius, un astrologue égyptien aurait utilisé le zodiaque tropique au VIe siècle ou début du VIIe siècle après J-C : « Et en particulier, ils ont fait correspondre les saisons avec les tropiques, prenant le début depuis le signe vernal, i.e. depuis le Bélier ; car le printemps signifie la tétée, l’été la jeunesse, l’automne l’âge moyen et l’hiver la vieillesse. »

En Orient

L’astrologie indienne est sidérale à l’origine, comme on l’a vu avec les demeures lunaires qui servaient de repère au passage de la Lune. Au IVe siècle après J-C, Alexandre le Grand, par sa campagne indienne a apporté le zodiaque tropique grec en Inde. Cette astrologie tropique a perduré jusqu’au VIe siècle, Varahamihira ayant vécu à cette période et il mentionne dans ses textes l’utilisation du zodiaque tropique. Ensuite, sous influence de l’astrologie mésopotamienne dont l’influence est déjà présente avant cette période et l’astrologie indienne elle-même, elle est redevenue sidérale. D’ailleurs un grand nombre de termes utilisés en astrologie indienne (Kendra, Trikona, Hora et d’autres) sont grecs, ce qui montre bien cette part d’origine grecque dans l’astrologie indienne. Les tithis, utilisés également en astrologie indienne, sont une technique d’origine babylonienne.

 

Mon expérience sur le sujet

À l’origine, j’ai découvert l’astrologie par l’ayurveda et donc par l’astrologie Indienne (sidérale). Mais je ne me suis jamais fermé au départ dans un camp ou un autre et j’ai d’abord étudié l’astrologie occidentale (psychologique/moderne) puis ensuite l’astrologie occidentale traditionnelle puis l’indienne.

Ma petite expérience de 8 ans en astrologie m’a appris, surtout récemment, que le zodiaque sidéral est le seul qui soit cohérent, aussi bien avec l’astrologie hellénistique qu’avec l’astrologie indienne que je pratique. Le tropique n’est cohérent qu’avec l’école de Hambourg qui prend pour repère le point vernal à 0° Bélier et qui n’utilise pas les signes. Hormis le point vernal, ce ne sont que des mi-points qui sont identiques en sidéral comme en tropique. Le côté tropique de l’école de Hambourg est donc très mince.

 

La position de Pluton en ce dimanche 24 novembre 2024

Dans le vrai zodiaque sidéral

Pluton est à 5,53° de la constellation du Capricorne et il sortira du Capricorne à partir de 2039.

Les ères astrologiques

Une ère astrologique, c’est le passage du Point vernal dans une constellation. Une constellation, c’est 30 degrés et on a dit que la précession des équinoxes recule le point vernal d’un degré tous les 72 ans, ce qui donne 2160 ans environ. L’ère des Poissons, c’est le passage du Point vernal dans le signe des Poissons dont on prend comme repère la naissance de J-C. Néanmoins, on m’a mentionné comme élément expliquant le début de cette ère des Poissons l’imposition du christianisme dans tout l’occident qui aurait eu lieu au IVe siècle après J-C. Et la période que je trouve pour le début de l’ère du Poissons se situe justement vers l’an 300 de notre ère et donc ça semble être cohérent.

Et la fameuse ère du Verseau que personne de vivant en 2024 ne connaîtra

Ce dimanche 24 novembre 2024, le point vernal étant à 4,48° environ de la constellation des Poissons et se déplaçant au rythme d’un degré tous les 72 ans environ comme indiqué précédemment, il passera dans la constellation du Verseau aux environs de 2439 selon l’ayanamsa Lahiri donc l’ère du Verseau commencera à ce moment-là.

Donc personne, j’ai bien dit PERSONNE!!! de vivant en 2024 ne connaîtra l’ère du Verseau de son vivant. On est dans la fin de l’ère des Poissons qui a commencé il y a un peu plus de 2000 ans aux environs de l’an 285 toujours selon le même ayanamsa :

 

Conclusion

Cette absence d’ère du Verseau n’empêche pas que depuis les années 1960 à 1970 on a connu un bouleversement technologique énorme, on peut éventuellement y voir un début de transition de l’ère des Poissons à l’ère du Verseau, mais c’est tout. Et le passage de Pluton en Verseau n’aura lieu qu’en 2039.

3 thoughts on “Zodiaques sidéral et tropique, précession des équinoxes et ères astrologiques”

  1. Bonjour,
    Il n’y a jamais eu tropicalisation du zodiaque par les Grecs :
    « Ces deux systèmes de localisation zodiacaux différents ne posaient pas vraiment de problème lorsque l’astrologie hellénistique a été formulée pour la première fois dans les premiers siècles de notre ère. À cette époque, les constellations zodiacales étaient à peu près alignées avec les signes zodiacaux saisonniers (voir FIGURE 14). Depuis la Terre, le point de l’équinoxe de printemps à 0° Bélier se trouvait à peu près dans la même ligne de vision que le début de la constellation du Bélier. Valens et d’autres ont noté qu’à leur époque, le point de l’équinoxe du printemps était à 8° du Bélier. Cependant, cela pose maintenant beaucoup plus de problèmes car les deux zodiaques se sont séparés entre-temps d’environ 24° (voir FIGURE 15). Cela est dû au phénomène astronomique de précession ». Demetra George
    Certaines des techniques élaborées alors et selon Robert Schmidt, repose avec une prise en compte du point de vue tropical comme les antisces et contre-antisce (mesures des temps ascensionnels des signes, donc vision tropicale), et d’autres par rapport à un point de vue sidéral.
    Ce qu’a fait l’Inde plus tard de l’héritage grec est une autre histoire.

  2. En lisant Platon, on peut commencer à comprendre le modèle sous-jacent à l’astrologie hellénistique.
    Ici un extrait de R. Schmidt sur le sujet :
    « En d’autres termes, le but de l’astronomie devrait être d’utiliser ces mouvements pour étudier, comme le dit Platon dans la République : « les vraies trajectoires avec lesquelles la vitesse qui est vraiment et la lenteur qui est vraiment, se meuvent les unes par rapport aux autres en nombres vrais et vrais figures et transportent leur contenu avec elles. »
    Quelle que soit la signification exacte de ce passage déroutant, Platon semble proposer une astronomie idéale qui étudie les mouvements idéaux dans un ciel idéal. Je vous explique cela maintenant parce que vous devez savoir que l’astrologie hellénistique dépend entièrement de ce ciel idéal, et non du ciel visible. Dans ses procédures de datation, elle utilise des valeurs de périodes planétaires idéalisées en nombres entiers. Elle utilise un zodiaque normalisé de douze signes égaux, et un zodiaque tropical qui est lui-même le zodiaque idéal dont le zodiaque sidéral s’écarte continuellement. Et dans bien d’autres domaines, l’idéal l’emporte sur le réel. »
    Donc je reviens à mon postulat de départ, les Grecs n’ont jamais tropicalisé le zodiaque, ils l’ont toujours utilisé.

    1. Coucou, comme je te l’ai dit, finalement j’ai mal formulé ce que je cherchais, c’est surtout l’origine de l’utilisation du zodiaque tropique que je voulais retrouver.

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